Cruel to be kind Cruel to be kind Cruel to be kind Cruel to be kind Cruel to be kind Cruel to be kind Réalisé par Collectif Intro - Agence de communication
SPARKS
“Hippopotamus”
C. RINGER + SPARKS
Jubilé La Cigale
04/09/2017

SPARKS
“Hippopotamus”
C. RINGER + SPARKS
Jubilé La Cigale
04/09/2017

Chronique

Hippopotamus

BMG

Quand on est avec Sparks (ses chansons, sa musique), on n’a jamais de problèmes. Quand on est avec des gens comme eux, on a l’impression que le monde est cool, drôle, intelligent. Quand on écoute les disques des frères Mael, on reçoit une pluie de mélodies vives, de paroles écrites avec finesse, d’arrangements subtils qui s’entrechoquent, juste ce qu’il faut, comme des coupes de champagne qu’on fait tinter. Hippopotamus ne déroge pas à leurs règles d’or qu’ils semblent, depuis Halfnelson en 1971, s’être imposés sans qu’elles les aient contraints en aucune manière. Ce 23ème album, le duo d’Américains auquel les Pet Shop Boys (au hasard…) doivent tant, l’a conçu non pas comme un retour aux sources – la nostalgie n’est pas leur fort — mais après l’escapade The Seduction Of Ingmar Bergman et le double live Two Hands, One Mouth : Live In Europe de la tournée minimaliste du même nom, c’est le son d’un groupe qu’il nous propose à nouveau aujourd’hui. Bien sûr, le piano de Ron Mael est omniprésent (« Probably Nothing »), mais dès le deuxième titre, l’explicite « Missionary Position », on se retrouve plongé dans l’ambiance familière et tellement excentrique de leurs disques de la première moitié des années 70. Toniques et un brin vicieux. Troisième (déjà !) single extrait de l’album paru le 8 septembre, « Edith Piaf (Said It Better Than Me) », accompagné d’un sublime clip d’animation, est la première allusion à la France de l’album et met en exergue les teintes les plus sombres de la palette de ces imagiers sonores qui ne détestent pas le drame. Leur humour est plus incandescent que jamais dans « Scandinavian Design » que Russell, c’est toujours un bonheur, assume seul sur le plan vocal (voix lead et chœurs), et « What The Hell Is It This Time? », plus rock et pas moins déstabilisant car criblé de cordes d’orchestre. « I Wish You Were Fun » fait passer son cynisme grâce à une mélodie guillerette et des arrangements un peu glam sur les bords (« Velvet Goldmine » ?) et « The Amazing Mr. Repeat » rappelle que la pop electro que Sparks affectionnait au passage de la décennie 70 à la suivante, (No. 1 In Heaven, Terminal Jive) fait toujours partie de son attirail. « When You’re A French Director », second clin d’œil à la culture d’ici, bénéficie de la présence de leur ami réalisateur Leos Carax (voix et accordéon), et puis « Life With The Macbeths », mêlant solennité et humour gris, achève parfaitement les ébats. Hippopotamus tend à démontrer que le temps glisse sur l’art musical de ces frères de pop au sens noble, dont aucune analyse ne révélera jamais tous les secrets de l’alchimie. C’est comme ça quand on est avec eux. Avec eux, …’vec-eux, …’vec eux, …’vec eux…

 

 

 

 

 

(A)live & Well

Catherine Ringer + Sparks

Jubilé : La Cigale a trente ans

4 septembre, La Cigale (Paris)

Qui de mieux, pour lancer les festivités des trente ans de La Cigale, que Catherine Ringer ? A la suite de la série de concerts qui, au cours de l’été, l’a menée avec son groupe un peu partout en France, la chanteuse de Rita Mitsouko (on hésite à la qualifier d’ex-chanteuse tant le duo qu’elle formait avec Fred Chichin est encore vivant dans toutes les mémoires) a fait escale à Paris sur une scène qu’elle connaît bien puisque « les Rita » l’avaient inaugurée (il s’agissait en vérité d’une réouverture) il y a trois décennies. Entourée de musiciens impecs voués à son art, celle dont le troisième album solo (et après la parenthèse Plaza Francia de 2014) est particulièrement attendu, s’est permis d’en livrer un avant-goût prometteur (ce « Senior » d’ouverture, groovy à souhait), mais a bien sûr passé en revue l’ensemble d’un catalogue désormais familier dont, parce qu’il faut bien choisir, on a particulièrement apprécié « Mandolino City », « Punk 103 » et « Petite planète ». Comme il n’y a pas de véritables célébrations sans amis fidèles, Ron et Russel Mael sont venus partager des planches prêtes à soutenir d’autres musiciens, pendant les trois prochaines décennies; le temps de « Singing In The Shower » à laquelle on s’attendait, « Live In Las Vegas » (bonus track de la version CD de Marc et Robert, le troisième album des Rita paru en 1988, qui bénéficiait alors, comme « Singing In The Shower » et « Hip Kit », de la présence de Sparks) et « When I’m With You », le plus gros tube du duo américain en France, produit en 1980, à l’instar des autres titres de Terminal Jive, par Giorgio Moroder et l’excellent Harold Faltermeyer (à qui l’on doit également la coproduction du séminal Behaviour de Pet Shop Boys). La fête n’aurait pas été totalement réussie sans « Marcia Baïla », en clôture de set, et « Andy », dernier des rappels accordés, boulevard Rochechouart, ce soir-là.

 

 

Sparks en concert parisien à la Salle Pleyel le 1er octobre 2017 

Merci à Marion Ruzniewski pour les photos du concert

 

@Copyright CTBK / Jérôme Soligny 09-2017

 

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